Article | Oui. Tu peux.
Je n’arrive pas à tourner la page
Si tu es ici,
c’est sans doute parce que tu as l’impression de rester bloqué·e.
Le temps passe.
Les jours s’enchaînent.
Tu fais ce que tu peux pour avancer.
Et pourtant,
quelque chose ne bouge pas vraiment.
Tu n’es plus dans la relation,
mais tu n’es pas non plus passé·e à autre chose.
Tu es entre deux.

Tourner la page n’est pas un acte de volonté
On entend souvent qu’il ...
-
faudrait “décider” d’avancer.
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faire un effort.
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se forcer un peu plus.
Mais si c’était simplement une question de volonté,
tu l’aurais déjà fait.
Ne pas réussir à tourner la page
ne signifie pas que tu t’accroches au passé.
Cela signifie que quelque chose n’a pas encore été traversé.
Ce qui bloque n’est pas toujours visible
Parfois, ce n’est pas la relation qui retient.
Mais ce qu’elle représentait.
Un rôle.
Une place.
Un équilibre.
Une sécurité.
Quand tout cela disparaît,
le corps et l’esprit cherchent à comprendre
avant de pouvoir lâcher.
Sans plan,
on essaie d’avancer par soi-même,
mais souvent,
on tourne en rond,
on avance un pas.
Puis on revient au même point, encore plus épuisé·e.
Avancer sans cadre épuise
Ce blocage n’est pas une faiblesse.
C’est souvent le signe
que tu avances sans structure intérieure.
Les pensées s’accumulent.
Les émotions se mélangent.
Et plus tu te demandes “pourquoi je n’y arrive pas”,
plus tu te figes.
Ce n’est pas que tu refuses d’avancer.
C’est que tu n’as pas encore les bons outils pour initier le mouvement.
Tourner la page ne veut pas dire effacer
Avancer ne consiste pas à oublier.
Ni à nier ce que tu as vécu.
Ni à faire comme si ça n’avait pas compté.
Tourner la page,
c’est comprendre ce qui doit être intégré
avant de pouvoir continuer autrement.
C’est poser un cadre
qui permet au passé de trouver sa place,
sans envahir le présent.
Il existe un chemin
pour sortir de ce blocage
Pas en te forçant.
Pas en te jugeant.
Pas en te demandant d’aller plus vite.
Mais en avançant étape par étape,
avec une structure claire
qui te guide là où, seule, tu te perds.
C’est dans ce cadre
que le mouvement redevient possible.
